Article 3 : les attitudes affectives de l’enfant blessé

L’enfant s’est forgé une certitude par rapport aux expériences vécues durant sa vie fœtale et/ou sa vie d’enfant : « On ne peut m’aimer car je ne suis pas  aimable. »

Chaque nouvelle expérience de rejet ou d’abandon va confirmer cette conclusion et entraîner un cercle vicieux dont l’abandonnique est inconscient même s’il a conscience des répétitions qui se jouent dans sa vie.

IL MET L’AUTRE RESPONSABLE DE SON MALHEUR

C’est le compagnon ou la compagne qui est coupable : il n’est pas assez attentif, aimant… Les amis qui ne sont pas assez présents, n’appellent pas assez, ne sont pas suffisamment disponibles… Les autres étant perçus comme responsables de ce qui arrive, la personne se sent désarmée, trouve cela injuste et se maintient en position de victime.

Différentes attitudes affectives 

d’après l’ouvrage :  La blessure d’abandon du docteur Daniel Dufour 

LE FILET DE PROTECTION

Le « filet de sécurité anti-abandon » amène la personne à passer d’une relation à l’autre en cas de rupture, sans le sas nécessaire pour finir une histoire avant d’en recommencer une autre. La cicatrice de la première n’étant pas guérie, elle va déborder dans la relation suivante.

Exemple : l’ex-partenaire appelle tout le temps et la personne ne peut pas lui dire : “Stop, arrête, j’ai recommencé une nouvelle vie”. Elle reste liée de façon malsaine. De ce fait, cela met à mal la relation suivante et la personne se retrouve à nouveau en risque de rupture et d’abandon…

Autre exemple : la double relation (inconsciemment la réponse est : si une me laisse, il me reste l’autre, je ne serai jamais seul(e))

LA DÉPENDANCE AFFECTIVE

La peur d’être délaissé(e) amène à faire des compromis voire développer une forme de soumission.

Le diction mieux vaut être seul que mal accompagné, n’a pas lieu. La peur amène à considérer l’inverse : tant pis si je suis mal accompagné(e) puisque je ne suis pas seul(e).

LE MANQUE DE CONFIANCE EN SOI

Comme la personne ne pense pas être aimable, comment développer l’assurance d’être quelqu’un de fort, puissant, confiant ? Forcément les répercussions seront des croyances telles que : les autres sont meilleurs que moi, ils vont constater mon infériorité…

Le regard des autres devient un miroir puisque la personne ne se voit pas telle qu’elle est mais telle que les autres pensent qu’elle est.

PEUR ET CULPABILITÉ LIÉES A LA SÉPARATION

Versus peur : La peur viscérale que le compagnon de route parte ronge la personne. Le cercle vicieux est que cette peur entraîne des propos culpabilisants, des reproches perpétrés à l’autre comme pour le mettre à l’épreuve (de façon inconsciente bien-sûr!). Les pensées inconscientes sont : « Si tu résistes à tout cela c’est bien que tu m’aimes! J’ai besoin que tu vois que je suis là, que j’existe. Occupe-toi de moi. »

Versus Culpabilité : La personne se sent coupable de ses débordements, crises de jalousie, remarques désobligeantes…et de ce fait s’en veut. La culpabilité renforce la peur qui va faire repartir de plus belle la machine infernale.

Versus jalousie, possessivité

Toujours la peur de perdre l’autre qui déclenche la culpabilité sur l’autre, la vigilance, la surveillance, la suspicion, la jalousie;

En repartant la faute sur l’autre, la personne n’a pas le recul nécessaire pour comprendre que ce sont ses propres peurs qui déclenchent tout cela. Il est nécessaire de les considérer pour pouvoir rétablir la confiance en l’autre ou changer de partenaires si inconsciemment la personne a attiré dans sa vie ce qu’elle redoute le plus.

Le véritable amour est : je ne vais pas te changer pour que tu me correspondes, je t’aime pour ce que tu es et si j’ai des besoins je les exprime pour trouver ensemble une façon équilibrée de les satisfaire au mieux pour les deux.

LA PERFECTION

L’abandonnique peut devenir perfectionniste voulant que la relation soit parfaite. Et bien-sûr la personne reste dans l’illusion, l’idéalisation. Le principe de réalité n’a plus sa place. Les désillusions seront douloureuses.

L’ORGANISATION DU REJET

Une personne abandonnique peut aussi préférer ne pas laisser à l’autre la possibilité de l’aimer. La croyance inconsciente est : « je suis mieux seul ! » En fait, la personne se protège d’un éventuel abandon qui serait plus douloureux que la solitude. Pour être heureux, le lien étant PRIMORDIAL, la blessure s’approfondit au fil des années.

RÉSUMÉ

La personne abandonnique s’organise de façon inconsciente pour reproduire les schémas de l’abandon dans sa vie. Elle ressent une colère en elle non exprimée qui provoque : tensions, maladies, implosion ou explosion (crise de rage), perte de contrôle.

La personne va alors se sentir coupable et réprimer encore plus ce qu’elle ressent jusqu’à la nouvelle crise. Le cercle vicieux tourne en boucle. Le mental (l’ego) et ses croyances bloquent la colère profonde de ne pas avoir été suffisamment aimé.

A chaque nouvel abandon ⇒ augmentation de l’intensité et profondeur de la colère Si implosion, c’est-à-dire aucune possibilité de libérer ses émotions et de les exprimer, la seule façon de le dire est la maladie.

Une mise en maux à la place de la mise en mots. Il faut bien que cela sorte !

LE CERCLE VICIEUX

Une évidence s’installe : « Je ne suis pas à la hauteur des autres et des événements » Cela cristallise une « honte toxique ». Quand la personne vit enfin un moment de bonheur, persuadée qu’elle n’en a pas le droit, elle va saboter ce moment (toujours inconsciemment). Exemples : dans moment de partage, elle se lance dans des critiques qui détruisent l’ambiance. Au moment de partir en vacances, elle déclenche une angine.

Une frustration s’installe alors qui renforce la colère intérieure et c’est reparti. Le cercle vicieux est infernal pour la personne et pour l’entourage.

CONCLUSION

J’espère que ces articles vous font avancer. Je prends ce temps pour cela. 

Si vous sentez l’envie de dépasser ces schémas destructeurs, mes collègues et moi-même sommes à votre écoute. Ce travail régressif se fait accompagné. L’importance du lien de confiance avec le ou la thérapeute étant au centre de la guérison.

Il est possible de se libérer si on le veut vraiment. J’ai fait ce chemin et chaque jour j’en suis reconnaissante tant ma vie est lumineuse.

Merci de partager, de laisser des commentaires, de faire connaître le site et la page Facebook pour que le monde change et que chacun fasse sa part en se changeant soi-même. 

Si vous partagez cet article merci de le conserver intégralement et de préciser la source : Corinne Dollon – https://coeuracorps.fr

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Je vous envoie ma tendresse. Corinne

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